L’aleurode du tabac, Bemisia tabaci, tout comme l’aleurode des serres, fait partie de la famille des Aleyrodidae.
Dans les pays au climat tempéré, l’aleurode du tabac est un ravageur de plus en plus présent et difficile à combattre. Dans les régions tropicales et subtropicales, l’aleurode du tabac s’est transformée en une véritable invasion. Dans les pays au climat méditerranéen et tempéré, l’aleurode provoque des dégâts d’ordre économique dans les cultures en serre, notamment à la tomate, au concombre, et au melon.
Le préjudice économique n’est pas seulement provoqué par les dégâts d’aspiration et de miellat. L’aleurode du tabac est un vecteur important de différents virus végétaux redoutés comme le TYLCV et le CYDV.
Les insectes adultes sont plus petits que l'aleurode des serres. Les ailes sont fixées au corps pratiquement à la verticale et ne se chevauchent pas. L’excrément cireux est plus faible, et par conséquent, le corps de l'aleurode du tabac est plus jaune au blanc crème que celui de l’aleurode des serres. La femelle d’aleurode du tabac dépose ses œufs, plus petits, de forme allongée et de couleur jaune, sur la partie inférieure de la feuille et les disperse sur toute la plante. Après quelques jours les œufs prennent une légère couleur brune.
La larve L1 est mobile. Les larves suivantes, L2 et L3 et la phase de chrysalidation sont immobiles. Les phases larvaires diffèrent de celles de l'aleurode des serres. La larve d’aleurode du tabac, jaune clair et transparente, a une forme aplatie et un corps qui descent en oblique. La partie dorsale de la pupe est couverte de poils cirés.
Enfin, l’adulte d’aleurode du tabac sort de sa chrysalide par une ouverture en forme de T.
Le développement de l’œuf à l’insecte adulte dure 22 jours en présence d’une température de 26°C. Celui-ci peut durer jusqu'à 70 jours si la température est de 16°C. En cas de températures qui dépassent les 30° C, le développement s'affaiblit nettement. L’évolution stagne si les températures se situent sous les 16°C.
Aussi bien les larves que les adultes aspirent la sève végétale pour se nourrir. Le sucre excédentaire de la sève végétale est produit comme miellat. Le miellat ne salit pas seulement les feuilles mais aussi les fruits, ce qui les rend impropres à la vente. Souvent, ce miellat s’accompagne de la croissance de fumagines, ce qui fait obstacle à la photosynthèse et à la respiration de la plante.
La succion de la sève végétale peut provoquer un dérèglement des processus physiologiques de la plante et notamment la maturation irrégulière des fruits.
Des virus des plantes de légumes et de cultures fruitières peuvent également être transmis. Un des virus les plus redoutés est la maladie des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV).